L’UX de 2018, année du Minimalisme et du Contenu ?

Quelle sera l’UX en 2018 ?

Alors qu’on croyait avoir atteint des sommets en design simpliste avec le flat design ou le material design, les augures pour 2018 montrent que la tendance s’accroît. Effectivement, cela fait déjà des années que le minimalisme se fait de plus en plus séduisant. Il suffit de regarder l’essor de certains modes de vie aux USA, par exemple The Minimalists.

Alors, je ne suis ni historien ni sociologue, mais il semblerait que naît progressivement une envie de séparer les choses inutiles qui nous entourent de celles qui nous servent réellement, acquises ou construites “on purpose” (avec un but, une finalité). On veut simplement s’ôter de la vue les bruits parasites qui nous empêchent peut-être de raisonner clairement.

Par conséquent, il ne serait pas irrationnel de penser que cela pourrait fortement influencer le design. Et justement, cela a peut-être même déjà commencé.

Une autre navigation

Épurer pour ne plus dépendre

Tout d’abord, je commence avec la navigation, car c’est (Ou bien… Était-ce ?) selon moi un des éléments essentiels constituant une bonne expérience utilisateur. Je voyais la navigation des sites comme l’équilibre du surfeur du net, lui permettant de bien prendre les vagues d’informations.

Seulement, maintenant on ne “surfe” plus sur le net, on part en croisière !

Et les menus en prennent plein leur grade…

Désormais, on va probablement chercher à épurer pour mieux se focaliser sur l’essentiel de la page, à savoir son contenu.

La logique même de la conception d’un site en sera sûrement changée afin de prendre en compte ce paramètre. Le contenu, puis le reste.

Et face à une architecture plus simple, certains éléments considérés comme incontournables pourraient bien être remis en question. Oui, je pense à toi fil d’Ariane !

Aller droit au but : la navigation linéaire

Le menu linéaire convient bien aux applications ou aux sites dont le but est un processus. Ce n’est plus un simple outil de repérage, c’est désormais celui qui guide logiquement le parcours sur le site. Il jalonne les étapes, la progression, leur donne une direction.

Moins de sous-menus, moins de liens, plus de clicks !

Il n’est donc pas rare de voir les sites qui ont épousé cette logique de présenter très peu de sous-menus, voire pas du tout ! C’est un choix, mais attention à ne pas trop perdre en clarté non plus, ce serait contraire à la motivation première de simplifier ! Attention aussi de bien juger (et jauger) ce sacrifice qui peut être tantôt un bénéfice, tantôt une erreur.

Cela dit, dans certains cas, réduire le vaste champ des possibles permet de focaliser l’attention (et donc le clic) sur ce que l’on souhaite. On donne la priorité à sa navigation et à l’expérience de l’utilisateur. Attention cependant à ne pas accroître par conséquent le taux de rebond sur son site à cause d’une telle décision !

Zéro menu, zéro distractions

La navigation est une distraction qui peut également porter préjudice à votre message. Par exemple, les landing pages (= pages d’atterrissage) ont un certain intérêt à rester sans aucun menu, car cela brouille leur objectif premier, à savoir proposer une offre ou un produit en particulier. Je t’invite à lire l’article landing pages sans menus, si tu es anglophile.

Le zéro menu et le contenu font également parfois bon ménage ! Par exemple, je décerne un petit award perso pour le site de Célia (merci à toi !) qui donne une belle leçon de style, dans l’esprit épuré et qui laisse enfin la place au contenu !

Et justement en parlant de contenu…

Après le Mobile-First et l’App-First, bonjour Content-First

Du contenu, encore du contenu, toujours du contenu !

Effectivement, celui-ci ne vient pas de naître, du contenu on en fait déjà, et en grande quantité !

L’idée du content-first est de prendre en compte le contenu au plus tôt du projet. Ainsi, on évite d’avoir un rendu mal taillé pour le contenu qu’il doit porter.

Si la langue de Shakespeare ne t’effraie pas, je te conseille de lire “Designing Content First for a better UX”.

Dans l’idée du minimalisme, le design doit être d’abord au service du contenu.

Le contenu et sa stratégie

Finalement, tout contenu aussi bien amené par son design soit-il ne serait pas efficace sans être lu. C’est pourquoi les réseaux sociaux et le référencement sont primordiaux pour diffuser son contenu. Pour le coup, je ne résiste pas à la tentation de te mettre en lien cette interview de Selma Paiva par Déborah Donnier.

Des animations toujours plus haptiques

En attendant d’avoir une tablette de Hap2u, le seul moyen simple d’émuler un retour haptique se fait par les animations. Je te laisse découvrir de chouettes animations inspirantes pour tes projets : l’UX in motion ici,  et 32 loaders animés là.

L’animation n’est pas à prendre à la légère dans tes projets, surtout si tu as pour objectif d’apporter une touche de design émotionnel ! Je te laisse découvrir le concept avec cet article en français d’Usabilis !

Si tu veux un exemple de chargement de site animé, je te propose le site de la Ville de Rivière-du-Loup au Canada, qui est sobre, élégant et dont l’animation sert le design.

Human-First

Pour finir, on a parlé juste avant du renouveau de l’expérience haptique (= la capacité à exciter le sens du toucher) avec Hap2u. Je pense que c’est un des éléments, avec les interfaces conversationnelles (chatbots, intelligences artificielles et compagnie), crucial de l’UX de 2018.

Qui plus est, si tu couples à cela le design émotionnel et la stratégie du MLP (Minimum Loveable Product), tu obtiens une stratégie numérique centrée sur l’humain. Autrement dit, Human-First !

Human First UX 2018
Cat First

Conclusion, sources et ouverture

Tu l’auras compris cet article ne fait qu’effleurer le concept. Déjà, j’aborde l’UX sur le seul prisme du web, et en plus, je ne parle pas de tout. Évidemment, il faudrait beaucoup, beaucoup plus d’articles, ou même de livres, pour couvrir un tel sujet !

Cela dit mon but premier est d’offrir des pistes de réflexion. Je vais même te faire une confidence, ce sont en fait des idées que je me promets de regarder en 2018.

Cet article m’a demandé pas mal de recherches, et comme il faut rendre à César ce qui n’appartient pas à Pompée, je te présente les formidables sources qui m’ont bien aidé. Ces sources ne m’ont pas toutes permis de réaliser cet article, mais elles ouvrent la discussion sur de nouveaux horizons.

Cet article t’a plu ? Tu en veux d’avantage ? Fais-le moi savoir en me contactant, ou regarde (et partage) mes autres articles !

Encore des remerciements à Célia Margotteau pour son site et à Adeline Artuso pour son aide sur cet article !