5 techniques de rédaction web en histoire

Aujourd’hui on est le 1er mars, et le 1er mars c’est la journée du compliment ! Alors voilà, en fin d’article, je te réserve une petite surprise :p

Mais avant ça, laisse-moi te raconter une histoire.

Je te présente Léa, une jeune entrepreneure. Léa est dynamique, elle aime le sport, elle vient de terminer ses études et elle est très touchée par l’humanitaire.

Seulement voilà, se retrouver dans le monde de l’entreprenariat, c’est aussi décrocher de la clientèle. Et au hasard de ses relations, un de ses amis, développeur web :), Thomas, lui dit simplement :

“Tiens, tu peux faire un blog professionnel pour te lancer, non seulement ça parle, mais en plus ça te donne une visibilité et une proximité différente avec tes clients !”

Elle se dit, tiens, pourquoi pas. Je connais pas mal de blogs et c’est vrai que je m’y retrouve dedans. Un site installé plus tard, elle se retrouve dans le monde merveilleux du blog d’entreprise, et de la rédaction web.

Photo de Meireles Neto

Seulement voilà, Léa ne sait pas trop par où commencer. Ses cours de français datent un peu, et elle n’a pas pris d’option journalisme.

Thomas la rassure.

“Relax, il ne s’agit pas de devenir ce que tu n’es pas. La philosophie d’un blog, c’est justement de parler de ce que tu sais et de ce que tu veux partager de toi, de ta vision et de ton entreprise.”

Il marque une pause devant une Léa un peu interloquée.

“Bon, il y a bien deux ou trois techniques à mettre en place pour ta rédaction web. Si tu veux, je t’en parle.”

Léa ne se fait pas prier, elle demande aussitôt des détails à Thomas. C’est là que commence l’aventure de la rédactrice en herbe.

1. L’Humain d’abord

“Pense d’abord à la personne qui va lire ton blog, c’est un humain.

Tu n’as pas besoin de te focaliser sur les robots qui vont lire ton site pour le référencement. Je t’en parlerai plus tard. Touche d’abord l’humain.”

Ça, ça intéresse Léa, elle se souvient de ses actions humanitaires et automatiquement commence à se faire une image. Après tout, c’est vrai, le but, c’est d’écrire pour un être sensible. Elle se voit déjà rédiger ses premiers articles. L’idée de s’imaginer un lecteur physique lui plaît.

“Rédiger pour une personne t’apporte deux avantages, déjà, tu vas y prendre beaucoup plus de plaisir. Mais en plus, cela va se ressentir quand on te lira. Selon moi, appeler le côté humain, c’est le plus important. Cela apporte de la considération pour ton lecteur, ce n’est pas une simple personne derrière un écran.”

Et puis, se dit-elle, cela ne sera que plus cohérent lorsque je pourrai interagir avec eux sur les réseaux sociaux. Et en prime, ça me donnera d’avantage envie de leur présenter des contenus qui les intéresse et qui sont sérieux.

Photo de Madi Robson

2. Raconte une histoire

Thomas enchaîne.

“Qui dit humain, dit histoire. Tu adores les histoires, non ?”

Qui peut répondre non à cette question ? Évidemment que Léa adore les histoires. Et heureusement, c’est le cas du genre humain en général.

“Tu n’es pas non plus obligée de devenir la Mère Castor du web, mais raconter une histoire est parfois mieux que présenter un rapport froid ou une checklist (genre comme une checklist avant de mettre son site en ligne). En plus, on mémorise mieux l’information sous forme d’histoire.”

Là, Léa se sent un peu prise au dépourvu, elle n’est pas auteure de romans. Et il faut du style pour écrire une histoire.

“Le style, on en parle juste après. Pour raconter une histoire, tu peux déjà te baser sur un schéma narratif simple et efficace :

1 – Une introduction pour présenter la situation, les personnages de ton histoire, ton héros, son objectif, son ennemi…

2 – Des péripéties, pour montrer comment ton héros se démène pour parvenir à réaliser son objectif, non sans embûches et rebondissements.

3 – Un dénouement, comment ton héros atteint son objectif et les enseignements qu’il en a tiré.”

Oh dit comme ça, ça à l’air plus simple. Bon si un article s’y prête, promis j’essaie !

3. Mettre du style

Là ça se corse, comment veux-tu que je mette du style ? Tu parles des figures de style ?

“Oui. L’idée, ce n’est pas d’en mettre à foison. Puis des figures, on en utilise tous les jours, quand on parle. Tu peux ranger tes cours de français, il n’est pas utile de connaître leur nom sur le bout des doigts. Ce qui compte, c’est de te documenter un tout petit peu, savoir que ça existe. Et après, tu peux te faire un florilège de figures qui te plaisent, et les effets qu’elles produisent.”

Léa voyait ce que Thomas essayait de lui dire. Le développeur voulait simplement qu’elle ajoute un peu de relief a son discours. Des temps morts, du rythme et de la couleur.

En bref, ne pas faire du plat, mais saupoudrer son verbe d’essences, de cumin, de paprika, et de quelques touches d’herbes de Provence, pour créer de l’intérêt.

“Comme en cuisine, c’est une affaire de dosage. Si tu mets trop de sel, ça risque d’être indigeste. Il faut juste que tu en mettes suffisamment pour relever le goût.”

4. La rédaction web, c’est aussi vérifier tes informations

“Maintenant, on passe à quelque chose de plus factuel. Toucher tes lecteurs, c’est bien, les faire rêver, c’est super, mais encore faut-il que la pièce principale ton plat soit cuite à la bonne température et agréable en bouche. Et pour ça, il faut quand même apporter de la consistance, du tangible, du solide.”

Léa se sent de suite plus à l’aise, citer ses sources et apporter du grain à moudre à ses lecteurs c’est pile ce qu’elle veut faire. Et en y réfléchissant, les articles doivent tourner autour de son entreprise, de ce qu’elle propose, donc un sujet qu’elle maîtrise.

Elle se sent tout à coup dans une bulle d’air, elle respire. La tâche lui semble plus légère. Et en même temps, elle se sent d’attaque.

Un article, c’est une délicate alchimie qui vise à joindre l’utile à l’agréable.

5. Avoir un message à faire passer

“Le dernier conseil que je peux te donner pour finir ta rédaction web, c’est d’avoir ton originalité, ta patte. Non seulement ça rend ton discours cohérent avec le reste de ton blog, mais en plus ça donne une personnalité à ton ouvrage.”

Voilà pour Léa la tâche la plus ardue, celle qui demande peut-être le plus de temps pour se construire et se mettre en valeur. Mais qu’à cela ne tienne, elle se sent prête à relever ce défi !

Petit épilogue.

Effectivement, c’est également à travers cette personnalité qu’un réel dialogue s’installe entre le lecteur et le rédacteur. Cette chose qui fait que l’on va prendre du plaisir à lire une personne (oui, on lit une personne, pas juste un blog). La même qui me rend par exemple admiratif du travail de John Williams ou des tableaux de Van Gogh (non, je ne me compare pas à eux, c’est un exemple pour illustrer !).

Photo de Rae Tian

Pour cet article, tu constateras que je me suis donné à cœur joie (et non pas à court-jus) pour mettre en exergue les quelques éléments que je t’ai présentés par le biais de Léa et de Thomas.

Bon, évidemment, je ne suis pas encore expert de la chose, cela dit il y a une chose qui est certaine dans cet exercice de rédaction : j’y ai pris un grand plaisir ! Et c’est exactement ça mon leitmotiv, ce qui me fait exercer mon métier de développeur / blogueur indépendant. Le plaisir que l’on peut prendre à réaliser ce qu’on aime faire. À joindre à la fois l’utile (il faut bien se nourrir) et l’agréable (je ne veux pas me nourrir juste pour me nourrir en somme).

Si tu veux aller plus loin, je te conseille le formidable article “21 principes du journalisme pour la rédaction web” . C’est ce genre d’articles qui m’a donné envie d’écrire celui-ci. Bien sûr, je suis très loin de tous les appliquer !

Maintenant, place à la surprise !

Cela ne fait pas longtemps que je suis à mon compte. Je suis un poussin qui commence à peine à comprendre qu’il a des ailes. Aussi, je profite de ce 1er mars pour déjà remercier les personnes – qui se reconnaîtront si elles lisent cet article – qui m’ont apporté une épaule sur laquelle me poser. Merci pour vos conseils, votre aide, vos petits mots et votre encouragement. Ça m’a énormément aidé ces derniers mois.

Donc, à tous, je vous dis : “Vous êtes géniaux !”.

Et pour les entreprises qui se lancent dans l’aventure numérique, je tiens à vous dire une chose. Le web ce n’est pas différent d’un grand village, il y a tout un tas de personnes formidables prêtes à vous donner des conseils, à vous faire des retours. Comme pour le monde réel de la vérité véritable, vous devez croire en vous et oser demander. Proposez des choses nouvelles, tout en vous disant que vous aussi vous êtes géniaux !