Les 5 clés d’une navigation efficace

Tout est question de navigation

Je ne sais plus si je l’ai déjà dit, mais on ne surfe plus sur le web, on part en croisière. Et dans toute croisière qui se respecte, et qui s’amuse, la navigation est primordiale (sinon on finit comme le Costa Concordia, c’est bête !).

Au fil de mes expériences, je t’ai compilé 5 clés qui vont te permettre d’avoir une navigation qui respecte l’utilisateur de tes sites ! Et crois-moi, si certaines peuvent sembler évidentes, je ne les vois que trop souvent bafouées. L’évident l’est parfois tellement qu’il s’oublie !

1 – Toi pas bouger

Combien de sites, de marins, de capitaines, ai-je vus avoir un menu principal qui décide de changer de place, ou de liens, d’une page à l’autre. Alors, si ton but est de donner le mal de mer à ton utilisateur, c’est idéal. Maintenant, si ton objectif est de concentrer ton client sur ton contenu et non sur les sautes d’humeur de ton menu, c’est par ici qu’il faut commencer. Le même sur toutes les pages.

Tu imagines avoir une boussole qui indique tantôt le nord, tantôt l’ouest ? Parce que c’est la mode ? Pour un site, c’est pareil, le contenu change, la navigation (sauf contextuelle) reste à sa place.

2 – Toi être visible

Deux choses pour assurer que le menu principal soit clairement identifiable. C’est après tout l’élément crucial pour se repérer.

  • Sa position doit être celle attendue pour un menu. Il y en a trois génériques, en haut du site, à gauche et à droite.
  • Son contraste et sa forme permettent de le distinguer clairement du reste du site. D’autant plus s’il est en position fixe et amené à passer au-dessus du contenu au défilement d’une longue page !

3 – Être adaptable et responsive

Alors certes, on ne sait pas toujours à l’avance les éléments qui apparaîtront au menu. Tu travailles avec un designer ou si tu fais toi-même le design de ton site ? Un conseil, prévois toujours un peu plus large, de l’espace au cas où.

De même, pense à tes utilisateurs sur mobile. Nous sommes début 2018, l’état des lieux de 2017 du blog du modérateur indique que le tiers des connexions internet se passe sur mobile. Et cela peut très bien être le tiers de ta clientèle. Après le mariage, on a le menu pour tous !

Le plus intéressant reste de le faire pendant la phase de conception du site, entre les contenus et le design. Une pierre, deux coups. On pense aux contenus, aux articulations du site autour de sa navigation, et on pense le design qui vient consolider l’expérience. Tout s’emboîte.

4 – Être logique, clair et précis

Justement, parlons-en de la conception. Le menu principal, c’est l’image de l’organisation de ton entreprise, celle que tu vas renvoyer à tes clients. On oublie le menu fourre-tout. En rendez-vous, on ne montre pas en 10 minutes l’étendue de son catalogue à son client (sauf si l’objectif est de l’étouffer, cela s’entend). Je te donne quelques éléments cruciaux qui vont te permettre de structurer ton menu et montrer à ton client que tu maîtises, que tu es carré :

Concevoir ton menu en fonction de ta cible

Ce n’est pas une façon unique de faire, mais ainsi tu reflètes le cheminement de pensée de ton client. Que veux-tu lui montrer, que doit-il voir absolument ? Le menu doit jouer ton rôle quand tu es face au client, il doit le guider, le conseiller, sans l’embrouiller.

Je te sors un schéma classique et efficace, qui tend à devenir un classique chez les petites entreprises : Qui suis-je ? / Ce que je fais / Mes prestations / Prendre contact avec moi.

Comme au rendez-vous, on se présente, on montre ce qu’on fait (et on écoute le client aussi, ses besoins, ses attentes). Ensuite, on peut entrer dans le détail, et enfin, on échange un contact, voire un contrat pour les plus motivés.

Je sais, je sais, tu as une plus grosse entreprise, et ton site a 30 à 40 pages, même plus. Comment mettre tout ça en place ? Tout dépend la encore de ta particularité. Mais attention, le mega-menu qui comprend les pages et les sous-pages n’est pas la solution systématique.

Pour deux raisons. La première est technique, le référencement n’aime pas ça. Et si ce problème peut être contourné, la deuxième est de faire attention à la présentation. Là, le design est primordial, il ne doit pas juste “être beau”, ce soit être du taillé sur-mesure, afin de réduire au maximum l’étouffement.

Une dernière chose pour entériner ce propos, tu n’as jamais remarqué qu’en dire peu sur soi a tendance à encourager la curiosité ? Laisse la place à ton visiteur pour être intrigué et te téléphoner. C’est comme en amour, tout est question de mesure.

Considérer le wording (le choix de ses mots)

L’un ne va pas sans l’autre. Un menu qui guide le client, mais avec un vocabulaire approximatif, c’est se moquer du monde. Ou on décide de faire en sorte de guider et on le fait, ou on ne le fait pas. Les titres courts et clairs sont une bonne idée. À valider bien entendu avec ta ligne éditoriale, mais c’est un bon début. Pense à ton client, s’il lui faut 5 millisecondes de moins pour lire et comprendre l’intitulé de tes liens, ce sera 5 millisecondes qui le rapprochent de la commande.

5 – Ne pas suivre aveuglément toutes les règles

Après avoir passé les 5 dernières minutes à te présenter ces principes, cela peut te faire sourire de voir que ma dernière les enfreint toutes. En apparence.

Tout processus créatif comprend des règles qui lui définissent un périmètre raisonnable. C’est le terme, raisonnable. Si tu trouves une autre mise en forme, et que celle-ci ne correspond pas totalement aux règles sus-dites (ou à d’autres règles aisément trouvables sur le net), don’t panic. Il te suffit de le prendre en compte et de te demander, lequel est le plus raisonnable, parfois il faut savoir oser, questionner, voir par soi-même. Tout est question de mesure, et de prise de risque.

Avec des règles en tête, il est largement plus facile de créer, car on est à même de contester et adapter ces dernières à des demandes particulières. Des demandes qui sortent du cadre type. Et on peut également apprécier d’autres sites qui cassent les règles autrement qu’en se disant “ah, c’est beau”. Là, on a matière à réfléchir et à adapter.